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Ma passion pour l'écriture...

le Sam 17 Déc - 11:55
J'ouvre ce Post pour vous faire partager ma passion pour les récits et les contes. Vous pourrez poster aussi vos petites nouvelles et enrichir ce post à votre guise...
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Sam 17 Déc - 11:55
Alors voici le premier:

Aujourd'hui, je me suis rappelé d'un vieux voisin et de son épouse.

Les belles journée de printemps, après le repas du midi nous les  regardions passer devant nos fenêtre. Lui d'abord, "fier comme Artaban", le ventre en avant et les pouces coincés dans les emmanchures de son gilet. Qu'il avait fière allure notre "Totor". Derrière, trottinant dans des bottes en caoutchouc trop grandes pour elle et dans une envolée de superposition de jupes et jupons, dont l'un cachait les trous de l'autre, venait son épouse. Elle poussait une brouette sur laquelle trônait une chaise de cuisine en formica.

Cette femme avait là un rôle difficile, puisque malgré l'étroitesse du chemin qu'elle devait parcourir derrière son "maître", elle se devait de le dépasser dans les dernier instant afin qu'il n'eut point à attendre trop longtemps avant de poser son séant.

A partir de ce moment, pendant qu'il sortait un grand mouchoir blanc pour s'essuyer le front embué de ce gigantesque effort, elle disposait enfin du temps nécessaire pour aller chercher son "hoyau". Le temps que notre jardinier, se couvre la tête du grand mouchoir afin de protéger son crâne du soleil brûlant, sous l'ombre bienfaitrice d'un prunier malingre son esclave commençait à travailler en plein cagna. L'outil, au manche raccourci, l'obligeait à se pencher dans une position des plus inconfortable pour gratter l'herbe. Le dos cassé par cet outil si mal adapté, elle grattait les sillons les uns après les autres, endurant tout sans se plaindre.

Avant de s'assoupir béatement, notre jardinier chef n'était pas avare d'encouragement hurlé à la cantonade:
"Tu vas t'dépécher saloprie..."
"J'te nourrie et d'pain blanc encore!"

Vers 17h00, une fois réveillé, ce tendre époux, après l'inspection du jardin qui donnait lieu à des reproches nécessitant un surcroit de grattage, sonnait l'heure de déguerpir. La procession prenait donc le chemin du retour. Monsieur en tête, dans la position du travailleur fier du devoir accompli, suivi de Madame, qui, après avoir rangé l'instrument de sa torture, remettait la chaise sur la brouette et se dépêchait de rattraper son "maître". C'est qu'elle devait le suivre puis le précéder au dernier moment afin de lui ouvrir la grille, pour qu'il entre à la maison sans encontre....
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Serge
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Sam 17 Déc - 12:17
Et bien voilà! tu y es arrivé. cheers

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Fox 23
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Sam 17 Déc - 15:20
Ben, j'peux rien pour vous mes pauv'zamis !
Je ne sais rien faire en dessous de 470 pages, mais je participe à ma façon à cette passion pour l'écriture Embarassed Shocked
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Sam 17 Déc - 15:41
explique.... en quelques mots.... Very Happy
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gendan
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Sam 17 Déc - 16:27
Et dans la suite, la pauv vieille, elle lui règle son compte à cet affreux ?
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Fox 23
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Sam 17 Déc - 18:05
En quelques mots ? C'est ce qu'on appelle un raccourci abrupte !

En fait, je travaille sur 3 bouquins différents:

- Dictionnaire encyclopédique de l'Aéronautique navale 660 pages à ce jour.
- Etude à ce jour sans titre satisfaisant sur les raisons expliquant la baffe de 1940 au niveau aviation alors que nous étions les meilleurs au monde seulement 22 ans avant. Environ 400 pages à ce jour mais beaucoup à rajouter.. et modifier.
- Le bal des faux-culs définition du contenu uniquement en MP. Pas par honte, c'est pas du porno non plus, mais le sujet amène généralement des commentaires affligeants démontrant une méconnaissance totale du sujet, liée à un endoctrinement médiatique très avancé. Terminé à 486 pages.

Voili voilou Very Happy

Pour en revenir à ton histoire très bien contée, même si elle est difficilement supportable, ce n'est pas par la suite qu'elle aurait du lui régler son compte à ce tocard, c'est dans le jardin, à grands coups de binette dans sa tronche pendant qu'il dormait ! Shocked Mad Evil or Very Mad Raoul, quand on l'énerve trop, il ne discute plus, il dynamite, il éparpille, il ventile. Façon puzzle qu'on va le retrouver... etc
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Dim 18 Déc - 10:04
He bien, c'est impressionnant! Ce n'est pas moi qui me lancerais dans un truc pareil... Il faudrait au moins que je retourne à l'école avant...
J'attends ton MP avec impatience...
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Serge
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Ven 20 Jan - 11:13
Et un nouveau chapitre sur les moteurs poussifs! (Et à hélices contrarotatives)

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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Ven 20 Jan - 11:58
Le jour où ma grand-mère vit un loup

Il y a maintenant bien longtemps ma grand-mère, profitait de la chaleur des après midi d’été qui nous contraignait à rester cloîtré volets clos dans sa grande maison, pour nous raconter quelques souvenirs de sa jeunesse. Je n’étais pas bien vieux et maintenant que me voilà grand-père à mon tour, j’en ai oublié la plus part. L’une d’entre elle est restée nette dans mes souvenirs.

A cette époque, il y a plus de cent ans déjà, la mère de mon père n’était encore qu’une petite fille d’une dizaine d’année. L’Europe était gouvernée par des rois et des reines que leurs cousinages n’empêchaient pas de se chamailler régulièrement par pauvres bougres interposé. Il y avait encore en Autriche, un Empereur qui, se disant l’héritier des Césars de Rome, maintenait l’Europe centrale sous son joug impitoyable pendant que son cousin le Tsar de toutes les Russies, digne descendant des potentats de Byzance, baignait dans le luxe devant ses serfs affamés. A la fin du XIX ème siècle, en Europe, il n’y avait que la France pour oser être républicaine. Encore n’étions-nous pas très fier puisque notre pays venait de perdre une de ses provinces. C’est pourquoi, les instituteurs et institutrices, « hussards noirs » de la république, entre lectures ; écritures et arithmétique, apprenaient aux enfants le maniment d’armes afin de les préparer au mieux à l’inévitable prochaine guerre.
Pendant l’enfance de ma Grand-mère, les quelques rare centenaires,( rare, car les temps étaient dur), se souvenait encore de l’époque de la révolution ou l’on avait osé tuer le Roi, ce qui avait entrainé bien des années de malheur. Ils racontaient aussi, l’épopée cruelle qui avait amené la France à mettre l’Europe à feu et à sang sous la direction de « l’Ogre » qui, se croyant le destin d’un Empereur, avait décimé les campagnes bataille après bataille. Ils connaissaient le regard éternellement mouillé des survivants de la retraite de Russie. A la fin de ce siècle qui vit naitre ma Grand-mère, la vie était différente. Pas de radio ni de télévision. Pas d’électricité non plus, ni même d’eau courante. L’on s’éclairait à la bougie ou avec une lampe à pétrole. Pour l’eau, les plus chanceux vivaient près d’un ruisseau, les autres se contentaient d’une mare, ou d’un puit dont la proximité du tas de fumier rendait l’eau putride. En ville des porteurs d’eau amenaient aux étages un ou plusieurs seaux, si vous aviez le moyen de le payer. Sinon, à la campagne, c’était le travail des femmes ou des enfants en âges de le faire, et il fallait en tirer des seaux, pour abreuver les bêtes et les hommes, faire la cuisine, se laver…encore que l’on ne se lavait pas très souvent dans nos campagne vue que l’hygiène n’avait pas encore été inventé. La toilette du dimanche matin avant d’aller voir le bon dieu était la plus courante et s’étendait rarement jusqu’aux parties honteuse.

Il y a donc de cela bien longtemps ma Grand-mère, la jeune Madeleine, était la cadette d’une famille de 12 enfants dont 6 seulement avaient survécu. C’était à cette époque un chiffre des plus banal. Le médecin coûtait cher et il était fréquent de ne l’appeler que lorsqu’il était trop tard. La naissance se faisait à l’aide d’une sage femme sans connaissance particulière autre que son expérience. La réputation avait alors plus de valeur qu’un diplôme maintenant. Les grossesses se succédaient car la mortalité infantile était de un sur deux, comme la retraite n’existait pas il fallait des enfants pour vous servir de bâton de vieillesse. Bien heureuse la famille où la mère, épuisée par le travail harassant et les grossesses trop nombreuses, ne mourrait pas en couche. Dans ce malheureux cas, la fille ainée prenait le relais et éduquait ses cadets, tant que le besoin s’en faisait sentir. Toutefois, cette vie rude n’entraînait pas à la tendresse, et enfant vous aviez plus de chance d’attraper une torniole ou un coup de ceinture qu’un baiser ou la caresse d’un père dont l’autorité bonne ou mauvaise faisait office de loi.
Sans les moyens mécanique d’aujourd’hui, la terre est exigeante et monopolise toute les forces de celui qui s’en occupe, et sa famille n’est pas de reste. La femme et les enfants, tous jusqu’aux plus petits, ont des tâches à accomplir. Et croyez moi, elles sont fatigantes, le soir, pas besoin de somnifère pour dormir. Il n’y a qu’à l’hiver, quand la terre se repose, que les gens prenaient un peu le temps. On n’avait pas encore inventé les loisirs, aussi pour se changer les idées, on se rendait visite. Oh, pas de grand tralala. Pas chez n’importe qui. La visite la plus courante, c’était chez la voisine ou alors dans la famille proche. Pas de vacances, pas question de partir des journées entières, ni le week-end (d’ailleurs le mot même n’existait pas encore). Il y avait toujours les bêtes à nourrir et la ou les vaches à traire. Seule une obligation importante comme un enterrement pouvait justifier le déplacement de toute la famille. Dans ce cas on confiait la ferme au commis ou à un voisin de confiance, encore que le père n’aimait pas bien ça.
Par une matinée d’hiver, froide et enneigée, la jeune fille qui allait devenir ma Grand-mère, toutes corvées faites, obtint l’autorisation de rendre visite à sa tante qui se trouvait être sa marraine. Il lui était d’autant plus facile d’obtenir cette autorisation que ses parents espéraient bien la voir hériter de cette femme sans enfant qui avait reporté toute son affection sur sa filleule. Elle habitait une fermette assez éloignée du village, bâtie au fond d’un vallon isolé à l’orée du bois communal. Cette proprette fermette bénéficiait de tout le confort disponible à cette époque, comme il était courant dans la région la remise séparait l’étable des cinq vaches de la pièce d’habitation principale. En plus, dans la grande pièce, une pompe en cuivre apportait sans effort l’eau au dessus d’une pierre d’évier, pendant qu’une grande horloge du Jura égrenait les heures. Le sol était en terre battu et les poules, les pattes gluantes de fumier venaient chier dans la maison et picorer sur la table, quand ce n’était pas l’inverse, dès que la grande porte était ouverte. Seul les canards dégoulinant étaient proscris. Personne n’y faisait attention, de toute façon quand on balayait, tout ça retournait sur le fumier, les crachats régulier du fermier sur le sol avec. Il n’y avait pas encore de poêle, la cuisine et le chauffage se pratiquait dans l’âtre, une espèce de grande cheminée noire de suie avec une plaque en fonte scellée dans le mur du fond. A la crémaillère pendait une marmite où la soupe mitonnait en permanence, après manger il suffisait de compléter avec les rares légumes disponibles de saison : haricot ; poireaux ; choux ; carotte ; navet, puis avec des patates et du lard, le prochain repas était prêt. Outre la grande table et les chaises, cette pièce contenait un grand buffet, une armoire et deux coffres ainsi qu’un lit monumental garni de plusieurs matelas et d’un énorme édredon en plume. Un crucifix avec son brin de buis complétait la décoration. Le commis lui, dormait dans l’écurie avec le cheval. Rien de bien extravagant, mais ces gens là passaient pour être aisé.
Le chemin qui menait à la ferme n’était pas empierré, aussi dès la première pluie d’automne, les voitures s’embourbaient et creusaient des ornières profondes. Le gel venait durcir tout cela, il était alors bien difficile de parcourir cette route les sabots au pied. La glace qui recouvrait les flaques pouvait rompre à tout moment, le sabot et votre pied s’enfonçait alors dans une boue gluante et froide. Comme il avait neigé faiblement dans la nuit, le blanc manteau recouvrant tout dissimulait davantage encore ces chausses trappes. Le thermomètre indiquait moins dix. Qu’importe, ce n’est pas 6 ou 7 km dans ces conditions qui allait la rebuter, elle en avait vue bien d’autre. En plus la visite était prévue de longue date, ne pas venir aurait inquiété la tante inutilement. Bien emmitouflée dans son châle, vaillante, la voilà partie pour cette petite récréation.
Arrivée chez sa tante elle se fit d’abord affectueusement gronder par sa tante. Elle n’aurait pas dû venir, prendre tant de risque par un froid pareil. C’était un coup à attraper la mort. Cette petite inconsciente allait la rendre folle. Et si elle avait glissé, s’était cassé une jambe peut-être, que serait-il advenu d’elle, seule dans un froid glacial ? Madeleine embrassa sa tante et repoussa ces reproches d’un haussement d’épaules. Avec quelqu’un d’autre cette attitude lui aurait valu au moins une bonne claque mais avec la tante aucune crainte à avoir. Bien vite elle entra, fut installé au coin du feu avec une boisson chaude dans les mains. Là elle s’inquiéta de l’oncle. Celui-ci était partie avec le commis, donner la main à un voisin qui tuait le cochon. Ce sont des services qui se rendaient à l’époque.
Le reste de la journée passât vite, d’abord donner des nouvelles des uns et des autres, puis le repas du midi. Ensuite, pendant la vaisselle faite partager les petits potins du village. Déjà comme le soleil baissait il allait être l’heure de rentrer. Soudain, brusquement, sans que rien ne le laisse présager, les bêtes se mirent à meugler, hennir, caqueter à qui mieux mieux. C’était un bruit d’enfer, des plaintes, des coups de pieds dans les bas flancs. Seul le chien était rentré dans la remise les oreilles basses en gémissant, le chat lui s’était discrètement éclipsé. La tante devint toute blanche. Elle sortie bien vite en disant à sa nièce de fermer les volets. Vivement la tante courue enfermer les poules dans le poulailler, fermer la soue aux cochons, claquer la porte de l’étable et de l’écurie, enfermer le chien dans la remise. En deux temps trois mouvements c’était fait, Madeleine ne l’avait jamais vue agir si vite. Toute essoufflée, elle entra dans la cuisine une cognée dans les mains et referma la porte à double tour. Madeleine quoique d’un naturel peu inquiet, n’était plus très à l’aise. Que se passait-il donc de si menaçant? Pourquoi fermer à clef la porte et enfermer les bêtes en plein jour? Pourquoi amener une hache dans la cuisine?
D’un seul coup, les animaux qui faisaient un raffut du tonnerre se turent. Plus un son, pas un souffle. La tante après avoir fait signe de ne pas faire de bruit en posant son index sur ses lèvres entraina ma grand-mère vers la fenêtre. Un trou dans les volets, sagement aménagé, permettait de voir la cour. Après quelques minutes d’attente qui parurent durer des heures. Madeleine vit apparaître une grosse bête Gris-roux, plus grande qu’un chien. Efflanquée, la queue basse cet animal avançait prudemment, il hésitait, faisait quelques pas, puis, d’un bond, mine de repartir. Alors, il humait longuement avant d’avancer de nouveau, explorant lentement le moindre recoin. Dans un silence oppressant, les deux femmes serrées l’une contre l’autre se tenaient coite. L’animal se dirigeât d’abord vers les écuries, puis ce fut l’étable, enfin la soue et le poulailler dont il secoua longuement la porte. Heureusement, la précaution qu’avait prise la tante de tout verrouiller fit échec à ses tentatives. Il finit par arriver à la porte de la maison. Comme il y avait un jour important sous cette porte, les femmes voyaient une ombre se déplacer, elles entendirent la bête renifler dans cet intervalle, ses grosse pattes gratter le seuil pour se frayer un passage, sa gueule ronger le bois. Autant vous dire qu’elles n’étaient pas fières.
Puis, comme elle était venu, la bête repartit, il fallu de longue minute avant que les femmes se rassurent. Elles finirent par aller s’assoir à la table, mais gardèrent encore le silence longtemps. Puis petit à petit, les animaux de la ferme reprirent confiance, les bruits redevinrent habituel : le caquetage des poules, les grognements d’un cochon, une chaine qu’une vache à l’attache remue en secouant la tête enfin tous ces petits bruits qui rassurent celui qui à l’habitude de les entendre. Elles purent enfin se parler, c’était un loup. Plus question de rentrer à la maison seule. Il fallut attendre le retour des hommes, après leur avoir raconté l’aventure de la journée, l’oncle fit atteler sa carriole et armé de son fusil de chasse raccompagna sa nièce chez elle. La tante fut du voyage, ne voulant point abandonner en plein danger les deux personnes qu’elle aimait le plus. On confia la ferme et les bêtes au commis avec plus de recommandation qu’il n’en pouvait retenir. L’arrivée à la maison fut dramatique à souhait, on commença par la gourmander d’être arrivée si tard. Puis d’avoir fait déranger l’Oncle et la Tante pour rien. Mais très vite mis au courant, il fallut que la tante raconte l’histoire du loup. Sa bonne marraine chagrinée de l’accueil fait à la petite fille exagéra un peu le rôle de Madeleine. A l’entendre, l’enfant avait tout fait. Il fallait que l’on louât son courage devant le monstre sanguinaire qui, la bave aux lèvres, avait sûrement la rage. Cette maladie là était si effrayante, que Madeleine devint pour longtemps l’héroïne de sa famille et du village. Les hommes décidèrent d’une battu. Si l’on ne trouva pas le loup, on raconte qu’il fut suffisamment effrayé pour partir ailleurs. C’était le dernier il n’y en a plus eu d’autres.
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Ven 20 Jan - 14:39
Très très bon Rien à jeter ce texte est quasi parfait ! Il reflète carrément la vie des lointaines provinces, il n'y a pas encore si longtemps !
Ayant la chance d'avoir une réserve de loups proche de cheu nous, et ayant discuté avec les les soigneurs, le comportement du loup, c'est vraiment ça !
Bon Michel, quand nous fais-tu un recueil de tes histoires ? J’ACHÈTE !
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Ven 20 Jan - 14:51
Mon Serginou, pour que tu ne crois pas que cette opinion ne soit que le résultat d'un flot de bile incontrolé, quelques pistes de réflexion, en fait une seule pour commencer.Shocked
Grâce aux "responsables" de l'armée de l'Air, le très faible nombre de Dewoitine 520, nettement supérieur au bull shit de Morane 406, ne disposait, en juin 40, cœur des combats, que d'une haridelle Hispano-Suiza de 950 cv, à la louche.
A la même date, le Mig 3 équipé d'un moteur soviétique (pas la nation la plus en pointe en aéronautique à cette époque) disposait d'un moteur de même architecture, mais de 1300 cv.... Même les avions Soviétiques équipés du Hispano-Suiza du Dewoitine en sortirent plus de puissance. Ça avait amené Pierre Closterman à déclarer qu'il semblerait que seuls les Français ne savaient pas améliorer leurs moteurs...
Cherchez l'erreur !
J'en ai d'autres en réserve, mais je ne veux pas fermer la porte. Very Happy Very Happy
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gendan
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Ven 20 Jan - 16:09
Michmich, j'adore ta prose. As-tu quelques autres récits à nous faire lire ? Celui-ci est super bien bâti. De plus, l'époque où s'est déroulée cette histoire, est une époque que j'affectionne particulièrement. Je me suis régalée. Merci de ce cadeau.
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Sam 21 Jan - 6:13
J'ai tout un recueil en préparation. Il n'est destiné qu'à une lecture familiale. J'aimerai par le biais de petites nouvelles, raconter la "saga" de mon épouse et la mienne. Partant d'aussi loin que je le peux (grands-parents?) il y aurait par petites touches deux histoires parallèle jusqu'à  ce que notre histoire n'en fasse plus qu'une...
C'est ambitieux et j'ignore encore si j'arriverai au bout. Sans doute toute les histoires que j'écris ne s'intègreront pas. Mais j'aimerai assez réaliser cela pour la prochaine génération, afin qu'ils sachent tous d'où il vienne...

Alors oui, j'ai d'autres histoires déjà  écrites et bien d'autres qui n'ont encore qu'un titre...


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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Sam 21 Jan - 9:17
Nous attendrons patiemment ! Very Happy
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gendan
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Re: Ma passion pour l'écriture...

le Sam 21 Jan - 9:37
Très beau projet en perspective. Bravo !
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